Alors que la France, la Grande Bretagne, les Etats Unis et de nombreux pays célèbrent le débarquement libérateur sur les côtes normandes du 6 juin 1944, nous nous souvenons des Bombonnais qui 30 ans plus tôt ont défendu la patrie

22 BOMBONNAIS, MORTS AU CHAMP D'HONNEUR LORS DE LA GRANDE GUERRE 14-18 

Bombon-Hommage-14-18 Une nouvelle plaque honore nos héros. Une amicale des Anciens Mobilisés de la Guerre de 1914-1918 avec son siège social à Bombon fut créée le 4 juin 1921 et parut au Journal Officiel le 21. Le monument fut inauguré un an plus tard, le 25 juin 1922.

Le déclanchement de la Grande Guerre va très vite concerner les Bombonnais:

- 28 juin: Assassinat de l'archiduc François-Ferdinand de Habsbourg à Sarajevo par un nationaliste serbe. L'Autriche-Hongrie déclare la guerre un mois plus tard à la Serbie. Les alliances entre puissances vont entraîner de nombreux pays dans la guerre. 

- 31 juillet: Assassinat de Jean Jaurès à Paris qui ne voulait pas de la guerre et tentait de  convaincre tous les ouvriers y compris en Allemagne de refuser de la faire.

- 1er août: Mobilisation générale en France. L'Allemagne déclare la guerre à la Russie.

- 4 août: Les troupes allemandes traversent la Belgique et pénètrent en France, tandis que la Grande-Bretagne déclare la guerre à l'Allemagne.

- 24 août: Paul PERSON (25 ans) tombe à Longuyon (Meurthe et Moselle); il s'agit du premier Bombonnais à perdre sa vie dans la guerre.

- 2 septembre: les troupes allemandes sont à 25 km de Paris, le gouvernement français s'installe à Bordeaux. Il y restera jusqu'au 10 décembre.

- 5/12 septembre: 1ère bataille de la Marne. Victoire de Joseph Joffre, qui bloque l'avancée des Allemands. Mais deux autres Bombonnais perdront la vie le 6 septembre: Jules CHERTEMPS (22 ans et demi) et Émile DUVERNOY dont on ignore l'âge.

Le mois de septembre n'est pas terminé que cinq autres Bombonnais tombent: le 23 ils sont trois : Georges COSSU (25 ans), Lucien COSSU (21 ans) et Émile PERROT (29 ans), le 25: Paul LABICHE (26 ans et demi). L'année 1914 se termine par la mort de Fulgence JOZON le 17 octobre (30 ans) et le 30 décembre: Paul SIMÉON (29 ans et demi).

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Quelques informations pour compléter celles qui se trouvent sur le Monument aux morts Place de l'Église et dans le livre de J. et H. Clayette, Bombon Village Briard. Les régiments qui sont indiqués sont ceux où nos soldats servaient au moment de leur mort. Il est possible que certains d'entre eux aient appartenu à d'autres régiments antérieurement à leur rappel sous les drapraux en 1914.

Louis (Alfred) BOURGEOIS né le 19 janvier 1897 à Bombon, Soldat au 49e Régiment d'Infanterie, mort pour la France le 17 octobre 1918, tué à l'ennemi à Barenton (Aisne), titulaire de la Médaille militaire et de la Croix de Guerre. Plaque-photo au cimetière de Bombon. Plusieurs familles Bourgeois habitaient Bombon, pricipalement des artisans et commerçants. La famille avait une maison au 1 rue de Mormant et fit l'acquisition de la première batteuse du village. (tombe au cimetière de Bombon).
(Adrien) Maurice BUCHERON né le 4 Aout 1895 à Bombon, Soldat de 2e Classe, au 2e Bataillon de Chasseurs à Pied, mort pour la France le 30 septembre 1915 à Rouvoy-Ripont (Marne), tué à l'ennemi, déclaré disparu le 13 novembre 1920. La famille Bücheron habitait rue du Chateau.
(Victor) Jules CHERTEMPS né le 20 février 1882 à Bombon, Soldat de 2e classe au 146e Rgt d'Infanterie, mort pour la France le 6 septembre 1914, tué à l'ennemi au bois d'Éinville-au-Jard (Meurthe et Moselle) Cimetière de Vitrimont - tombe n° 561.
Georges COSSU né le 1er juin 1889 à Bombon, Caporal au 20e Bataillon de Chasseurs à Pied, mort pour la France le 23 septembre 1914, tué à l'ennemi à Suippes (Marne). Une famille Cossu tenait l'une des merceries de Bombon. Leur adresse principale était au 26 de la rue du Château.
Lucien, Charles, Émilien,  COSSU né le 4 septembre  1893 Nampcel (Oise), 1er Canonnier servant, 5e Régiment d'Artillerie à Pied, mort pour la France, tué à l'ennemi le 23 septembre 1914 au Fort de Troyon (Meuse), (Son lien avec Bombon n'est pas mentionné dans la liste des Morts pour la France en raison de son inscription à Nampcel dans l'Oise où résidaient ses parents à cette époque). 
Eugène COURTIN, né le 17 avril 1880 à Bombon, Soldat au 246e Rgt d'Infanterie, mort pour la France, tué à l'ennemi le 12 janvier 1915 à Crouy-en-Thelle (Oise). Il avait sa famille à Thoury-Ferottes au sud de Montereau.
Charles, Clément D du 31e Rgt d'Infanterie, né le 2 octobre 1894 à Brassy (Nièvre) serait mort le 8 janvier 1915 au Plateau de Bolante, ravin des Meurissons, Forêt d' Argonne des suites de ses blessures. Mort pour la France. Il s'était marié à Bombon le 22 septembre 1913 à Claire JACQUEAU. Il fut l'un des jeunes vachers qui conduisaient les vaches nivernaises achetées par les fermiers Bombonnais et qui s'établirent à Bombon comme manouvrier.
Albert DELAFOSSE, né le 17 avril 1880 à Bombon, fils de Casimir Anatole et de Clotilde Catherine HERLEN,  Soldat de 2e Classe au 160e Rgt d'Infanterie, mort pour la France, tué à l'ennemi à Bray-sur-Somme (Somme) le 17 juillet 1916. Il avait sa famille à Paris 18e Arrdt (Banque de France). Les Delafosse de Bombon étaient marchands ou artisans-maçons.
Edmond DEVILAINE, né le 12 décembre 1882 à Guignes, Soldat de 2e Classe au 346e Rgt d'Infanterie, mort pour la France, tué à l'ennemi le 8 septembre 1916 au Fort de Vaux à Verdun (Meuse). Il avait sa famille à Bombon.
Emile DUVERNOY, ( ne se trouve pas dans les Morts pour la France), il serait  du 237e Rgt d'Infanterie et décédé à Nancy le 6 septembre 1914.
Ernest DUVERNOY, (ne se trouve pas dans les Morts pour la France) né en 1897, décédé le 4 mars 1924 (plaque-photo au cimetière de Bombon)
Henri DUVERNOY né le 20 juin 1891 à Bombon, Soldat au 39e Rgt d'Infanterie, mort pour la France, tué à l'ennemi le 20 juillet 1917, combat devant Cerny (Aisne). Plaque-photo au cimetière de Bombon.
Fulgence JOZON né à Champeaux le 5 novembre 1884, Soldat de 2e Classe au 2e Bataillon de Chasseurs à pied, mort pour la France le 17 octobre 1914 à Mouchy-au-Bois (Pas de Calais). Il avait sa famille à Bombon.
Paul (Jean) LABICHE né le 29 janvier 1882 à Bombon, Soldat de 2e Classe au 146e Rgt d'Infanterie, mort pour la France, tué à l'ennemi à Fouquescourt (Somme) le 25 septembre 1914. Il avait sa famille à Paris, (20e Arrondt). Figure sur le Livre d'Or du 5e.
Henri (Eugène) MASSON né le 20 juin 1890 à Bombon, Soldat de 2e Classe au 56 e Rgt d'Infanterie Coloniale, mort pour la France des suites de blessure de guerre le 26 mai 1917 à Rapech (SERBIE).
Joseph, Magloire, Gustave MASSON (ne figure pas parmi les morts pour la France de Seine et Marne)  il serait du 44e Bataillon de Chasseurs à pied et mort à Carrency (Pas de Calais), le 17 avril 1915.
Lucien (Théophile) MINOT né le 14 avril 1887 à Limon (Nièvre), Soldat de 2e Classe au 3e Rgt de Marche de Zouaves, mort pour la France le 15 juillet 1916, sus à l'ennemi au combat de Verdun (Meuse). Garçon vacher venu conduire des vaches nivernaises comme Charles D. il s'était établi à Bombon. Inhumé à Douaumont, nécropole nationale, tombe n°J 9209.
André (Laurent) MUELLER né le 30 janvier 1888 à Paris 9e, Lieutenant au 17e Rgt d'Artillerie de Campagne, Chevalier de la Légion d'Honneur - Ingénieur Arts et Manufactures (Centrale Paris) Promotion 1912, mort pour la France des suites de blessure de guerre, ambulance 12/1, à Cayeux en Santerre (Somme) le 21 aout 1916. Quel lien le Lt Mueller avait-il avec Bombon ? Un article indique que sa tombe se trouve au cimetière de La Chapelle-Gauthier, mais c'est bien à celui de Bombon qu'elle se dresse. (voir les commentaires de Philippe ci-dessous à propos de ses attaches à Bombon)
Emile (Jules) PERROT né le 21 mai 1885 à Bombon, Tambour au 346e Rgt d'Infanterie, mort pour la France, tué à l'ennemi le 23 septembre 1914 à Lironville (Meurthe et Moselle) Nécropole nationale de Lironville, tombe n° 15. Une plaque se trouve à l'entrée du cimetière de Bombon. La famille Perrot fut au 30 rue Grande, c'était un café-restaurant et en même temps un commerce de nouveautés, tissus, draperies.
Paul PERSON né le 19 mai 1889 à Bernay-Vilbert, Soldat de 2e Classe au 31e Rgt d'Infanterie, mort pour la France, tué à l'ennemi à Longuyon (Meurthe et Moselle) le 24 aout 1914. Il avait sa famille à Bombon.
Raymond ( Eugène) PORCHEREAU né le 5 septembre 1895, Sergent au 4e Rgt d'Infanterie, mort pour la France, tué à l'ennemi le 25 mars 1918, au hameau de Ribecourt, commune de Crisolles (Oise). Les Porchereau étaient  une famille de maçons qui habitait au 38 rue Grande et entreposait son matériel de chantiers au 48 de la même rue.
Paul (Simon) SIMÉON né le 24 mars 1885 à Bombon, Soldat de 2e Classe au 2e Bataillon de Chasseurs à pied, mort pour la France, tué à l'ennemi le 30 décembre 1914 à Zillebeke (BELGIQUE). Il avait sa famille à Paris - 12e Arrondissement. Un autre membre de sa famille fut instituteur à Bréau tout en habitant Bombon, un autre fut bedeau à l'église St-Germain de Bombon, la famille tint aussi l'Hotel-restaurant des Voyageurs au 47 rue Grande.
Un autre membre de la famille SIMÉON, prénommé Henri devrait avoir aussi son nom sur la plaque du monument aux morts. 
Sont morts après la remise du bâton de Maréchal à Foch: Louis Bourgeois et Ernest Duvernoy. Le premier est tombé dans sa 22e année, moins d'un mois avant l'Armistice.

2e Bataillon Chasszurs à Pied Un dessin de Jean Droit en hommage au 2e Bataillon de Chasseurs à pied auquel appartenaient trois Bombonnais : Maurice Bucheron, Fulgence Jozon et Paul Siméon.

Les régiments concernés: 2e Bataillon de Chasseurs à Pied, 20e Bataillon de Chasseurs à pied, 44e Bataillon de Chasseurs à Pied, 4e RI, 31e RI, 39e RI, 49e RI, 146e RI, 160e RI, 237e RI, 246e RI, 346e RI, 56e RIC, 3e Zouaves, 5e Artillerie à pied, 17e R. d'Artillerie.

14-16-Putain-de-guerre-Verney 

14-18-Der-des-Der-TardI

14-18-Guerre-Tranchées 

Quelques bandes dessinées parlent de la guerre de 14-18. Un moyen pour les jeunes de mieux comprendre et pour les moins jeunes aussi.

Nous évoquons la mémoire de nos morts de la Grande Guerre. Nous le faisons en prévision des cérémonies du souvenir qui ne manqueront pas de les célébrer en cette année 2014, juste Cent ans après le début du conflit. Ce blog est à la disposition de ceux qui voudraient rajouter des récits de souvenirs ou des photos à la mémoire de l'un ou l'autre des Bombonnais morts pour la patrie. Ce sont les récits et témoignages partagés qui permettent aux souvenirs enfouis dans nos mémoires de ressurgir de l'oubli.