BOMBON VILLAGE DE LA BRIE

09 novembre 2018

10 -11 NOVEMBRE 2018 - LE VILLAGE DE BOMBON SE SOUVIENT - EXPOSITION ET CÉLÉBRATION

LA PRESSE L'A ANNONCÉ (France 3 IDF, Le Parisien, La République 77): UNE BELLE EXPOSITION SUR LES POILUS DE BOMBON ET LEURS FAMILLES EN 1914-1918, AINSI  QUE SUR L'ÉTAT-MAJOR DU MARÉCHAL FOCH PENDANT QUATRE MOIS ET DEMI AU VILLAGE, À L'ÉPOQUE (Juin - octobre 1918) DE LA MARCHE VERS LA VICTOIRE...

VISITES GRATUITES LE SAMEDI 10 NOVEMBRE DE 9H À 12H ET DE 14H À 17H, AINSI QUE LE DIMANCHE 11 NOVEMBRE DE 9H À 12H. EXPOSITION DÉCIDÉE PAR LE CONSEIL MUNICIPAL ET MONTÉE PAR DES DESCENDANTS DE POILUS BOMBONNAIS. COMMISSAIRES DE L'EXPOSITION JEAN-MICHEL ET GLADYS GOUBERT.

UNE CÉLÉBRATION COMMÉMORATIVE EXCEPTIONNELLE LE DIMANCHE 11 NOVEMBRE À 15H30 EN PRÉSENCE DES DESCENDANTS DES SOLDATS, DES DESCENDANTS DU MARÉCHAL FOCH, DES GÉNÉRAUX WEYGAND ET PAGEZY OFFICIERS DE SON ÉTAT-MAJOR ET DES AUTORITÉS LOCALES, DE LA COMMUNAUTÉ DE COMMUNES RIVIÈRES ET CHATEAUX ET DÉPARTEMENTALES SOUS LA PRÉSIDENCE DE MADAME LA PRÉFÈTE CATHERINE ABOLLIVIER .  

Participation musicale des enfants de l'école, de la chorale du Chateau, de la fanfare des Pompiers. Présence d'un détachement de l'armée (école de Fontainebleau) et d'un dértachement des pompiers.

EXPO-Bombon120306

Expo-Foch-Bombon-0164387298  Pour tout renseignement complémentaire téléphoner au 01 64 38 72 98.  La photo du 23 aout 1918 sur l'affiche, illustre la remise du bâton de Maréchal au Généralissime Ferdinand Foch à Bombon par le Président de la République Poincaré devant plusieurs généraux et les officiers de son Etat-Major.

Voir les images du Parisien en cliquant sur ce lienhttp://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/en-images-le-marechal-foch-etablit-son-qg-a-bombon-en-juin-1918-06-11-2018-7936587.php

Voir le 19-20 de France 3 IDF du 11/11/18 https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/emissions/jt-1920-paris-ile-de-france

Voir La République du 77https://actu.fr/ile-de-france/bombon_77044/seine-marne-village-bombon-va-rendre-hommage-marechal-foch-quil-accueilli-1918_19482812.html  Il y a une erreur dans la légende de la photo: le Maréchal Foch est près de la porte, de face en haut des marches.


01 novembre 2018

VISITEURS DE MARQUE VENUS VOIR FERDINAND FOCH À BOMBON POUR PRÉPARER LA VICTOIRE

DES HOMMES CÉLÈBRES SE SONT DÉPLACÉS À BOMBON POUR CONSTRUIRE LA VICTOIRE ENTRE JUIN ET OCTOBRE 1918

ILS NE FURENT PAS TRÉS NOMBREUX - CE N'ÉTAIT PAS LE BUT

ILS NE VENAIENT PAS SOUVENT - IL NE FALLAIT PAS QUE LE VILLAGE DE L'ETAT-MAJOR SOIT REPÉRÉ PAR L'ENNEMI

FOCH HABITAIT BOMBON, MAIS ORGANISAIT CERTAINES DE SES RÉUNIONS AILLEURS NOTAMMENT À SARCUS (190km) ET MOUCHY-LE-CHATEL (140km), DEUX ANCIENS SITES DE SON ÉTAT-MAJOR PROCHES DES COMMANDEMENTS BELGES, BRITANNIQUES ET AMÉRICAINS.

Les dates et les personnalités venues au GQGA de FOCH:

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k209915w/texteBrut

General-de-Brigade_Mordacq-1918

5 Juin: le Général Henri MORDACQ, Chef du cabinet militaire de Georges CLÉMENCEAU Président du Conseil et ministre de la Guerre depuis mi-novembre 1917 vient au Grand quartier général des Alliés pour s'entretenir avec le Général Foch; puis va voir le Général Pétain à son Quartier Général des armées françaises à Provins. En fait Clémenceau faisait totalement confiance au Général Mordacq pour tout ce qui concernait le ministère de la Guerre. Mordacq avait soutenu la nomination de Foch comme coordinateur du "commandement unique" auprès de Clémenceau et des britanniques; ce qui a facilité  la décision prise à Doullens le 26 mars. La nomination fut confirmée du côté brittanique par le ministre Milner, le marshal Douglas Haig et Sir Herbert Lawrence. Du côté français le Président Poincaré, Georges Clémenceau, le ministre de l'Armement Louis Loucheur étaient accompagnés par les généraux Foch, Pétain, Mordacq et Weygand. Le 7 juin à Paris avait eu lieu une réunion franco-brittanique.

Calcagno_Riccardo

9 juin: Foch reçoit le Colonel Brigadier Riccardo CALCAGNO, que lui envoie le général Armando DIAZ, commandant suprème de l'armée italienne. Il est désigné pour représenter la mission militaire italienne auprès du GQGA de Foch. La maison Besy au village de Bombon lui a été réservée.  L'Italie avait rejoint les Alliés début mai et avait accepté le "commandement unique". Certaines unités françaises et brittaniques avaient été déplacées en Italie et inversement des ouvriers italiens avaient été transportés pour des travaux proches du front du nord et de l'est de la France.

Foch-et-Pershing-28-mars

Le même jour entrevue de FOCH avec le Général US PERSHING. Le 28 mars, deux jours après Doullens et la nomination du général Foch comme coordinateur des armées alliées, le général John Pershing avait mis son armée à la disposition du général FOCH en présence de Georges Clémenceau, Louis Loucheur et du général Pétain. Cette décision fut largement diffusée par la presse; elle eut pour effet de remonter le moral des alliés et de faire descendre celui des troupes allemandes (article et photos publiés le 30 mars dans le Petit Journal). Pershing vient confirmer à Bombon ses engagements du 28 mars et témoigner de son  désir ardent de voir toutes ses divisions prendre part à la bataille. Il se faisait aussi l'interprête de la nation américaine unanime et résolue à jetter toutes ses forces dans la lutte. Les soldats US n'étaient pas encore prêts à combattre et devaient suivre une formation de 3 mois avec des instructeurs britanniques.

Le 11 juin eut lieu la contre-attaque du général Mangin qui surprit l'ennemi, fit 1000 prisonniers et enraya sa progression.

Clemenceau-par-Cecilia-Beaux

Le 13 juin lettre de Foch aux deux commandants en chef (Marshal Haig et Général Pétain) pour organiser les transferts des régiments en réserve du côté de l'armée qui serait attaquée la première.

15 juin: Au cours d'une conférence réunie à Bombon sous la présidence de Georges CLÉMENCEAU, les responsabilités des généraux sont délimitées, notamment pour la défense de Paris menacée par l'artillerie allemande. 

Paul-Doumer-Paris

Assistaient à cette conférence: MM. Paul DOUMER, vice-président du Comité de défense de la ville de Paris , René RENOULT, président de la Commission de l'armée à la Chambre des députés, les généraux Foch, Pétain, Guillaumat, Roques, Herr, Mordacq et Weygand. Paul DOUMER sera élu Président de la République en mai 1931 après avoir été Président du Sénat.

amiral-ferdinand-Debon-1918

 L'Amiral Ferdinand de BON, chef d'etat-major de la Marine française vient parler avec Foch de la Marine de guerre française et de la coopération avec les marines alliées. De fait la Marine brittanique va coordonner la stratégie des marines française et italienne. Le 16 juin Foch envoie une note à tous les commandants en chef sur l'importance particulière à apporter à la 2e ligne du front.

General-Tasker-Howard-BLISS-1918

17 juin : Général US Tasker H. BLISS, représentant le Président Woodrow WILSON. Convaincu par le général Mordacq, le général Bliss avait poussé le Président Wilson à accepter le "commandement unique" sous la conduite de Foch. BLISS vient insister pour que les troupes américaines constituent une armée unique et ne servent pas de troupes d'appoint aux armées anglaises ou françaises. Par ailleurs il vient entretenir Foch  d'une demande adressée par son ministre lord Milner au président Wilson, en vue du transport d'un contingent américain de 4 000 hommes (trois bataillons et deux batteries), à Mourmansk et Arkhangel.

General-Pétain-1918

18 juin: Général Philippe PÉTAIN - Foch précise à Pétain, qui était réticent, ce qu'il attend dans la mise en place prévisionnelle des points d'appui de la 2e ligne.

3 juillet: Général Philippe PÉTAIN

Philippe Pétain est commandant en chef des forces françaises. Il commande d'une part le général Fayolle (armées de l'ouest) dont dépendent les généraux Mangin, Humbert et Debeney. D'autre part le général Maistre (armées du centre) commande les généraux Gouraud, Guillaumat, Berthelot et Degoutte. Et enfin le général de Castelnau, (armées de l'est) dirige de son côté les généraux Gérard, Hirschauer et de Mitry. Le quartier général de Pétain est dans la caserne de Provins (37 km de Bombon). 

Entre ces deux rencontres avec Pétain, FOCH et CLEMENCEAU sont allés à Chaumont (140 km) au QG US le 23 juin.

Par ailleurs l'offensive autrichienne contre les armées italiennes du 15 au 23 juin se solde par un échec de l'ennemi, mais l'armée italienne n'en profite pas en renonçant à contre-attaquer. Ce que lui reprocheront les Alliés. 

Louis-Loucheur-Ministre-armement-Clemenceau-19184 juillet: Conférence entre Général FOCH, Georges CLÉMENCEAU, son ministre de l'Armement Louis LOUCHEUR et le Général PÉTAIN. Le ministre Louis LOUCHEUR (photo ci-contre) fut très tôt l'un des soutiens de Foch auprès de Clémenceau. En ce début du mois de juillet des contre-attaques se préparent du côté alliés. Les questions d'armement et de matériel militaire sont décisives, d'autant que l'artillerie française supplée les insuffisances profondes de l'artillerie US.

Le 9 juillet Le Président Raymond Poincaré accompagné seulement du Général Duparge et du Colonel Herbillon, prend le train vers 19h à la Gare de l'Est pour Mormant où il est conduit pour la première fois au GQG Alliés. Il y rencontre Foch en tête à tête et revient sur Paris par le train de 22h.

John-Pershing-Black-Jack

10 juillet: Général John PERSHING : Le général FOCH s'est déja déplacé au QG US de Chaumont le 17 et le 23 juin où il a rencontré John Pershing avec son état-major. La deuxieme fois il y avait aussi avec lui Georges Clémenceau, et les généraux Mordacq et Weygand. Pershing vient à Bombon où réside dans la maison Sivignon, le Colonel Bentley T Mott, représentant la mission américaine auprès de Foch.

Clemenceau-LeTigre

11 et 17 juillet: Georges CLÉMENCEAU. Le Président du Conseil des ministres, surnommé "Le Tigre", s'est profondément impliqué dans le fonctionnement des Armées, il cumule le ministère des Armées. Il se déplaçait très fréquemment pour être à l'écoute des besoins des troupes. Son ancien surnom devint rapidement moins populaire que le nouveau, le "Père la victoire". Il se déclarait prêt, le 11 juillet, à fournir au Comando supremo (Général Armando Diaz) certains moyens matériels qui pourraient lui être nécessaires, notamment des camions, des chars d'assaut et des obus à ypérite. Pétain doit se préparer à repousser une attaque allemande prévue en Champagne.

Le commandement français apprend par des renseignements que l'attaque allemande en Champagne doit commencer le 15 juillet par une préparation d'artillerie. Il décide d' anticiper cette préparation par une contre-batterie propre à démoraliser les fantassins allemands. La 4e armée du général Gouraud repoussa l'infanterie allemande sur toute la longueur du front à l'est de Reims. Mais la 5e armée resista beaucoup moins bien à l'ouest de Reims. L'ennemi fut néanmoins arrêté.

Le 15 juillet Foch est à Mouchy-le-Chatel où il rencontre le Marshal Douglas Haig.

Le 18 juillet la contre-offensive est lancée par les 10e et 6e armées, elle fait reculer les lignes ennemies. La contre-attaque se poursuit le 19 juillet. Ce sont 10 000 prisonniers pris. Cependant la progression est plus lente les 20 et 21 juillet. Avec l'aide de la 5e armée Oulchy-la-Ville et Oulchy-le-château seront enlevées le 25 juillet conférant un avantage stratégique considérable et obligeant l'ennemi à reculer sa ligne de front au nord de l'Ourcq. C'est la contre-attaque qui change le cours de la guerre. Les Alliés ont maintenant l'avantage de l'offensive sur un ennemi sur la défensive.

24 juillet: Grande réunion: le général Ferdinand FOCH se concerte avec le Marshal Douglas HAIG, le Général Philippe PÉTAIN et le Général John PERSHING. Une photo a été publiée sans que le lieu soit mentionné. La photo ne permet pas d'identifier où elle a été prise: en fait, devant le château à Bombon. C'était encore l'époque du secret militaire à propos de GQGA de Foch. Sa localisation ne sera dévoilée qu'après l'Armistice du 11 novembre.

Foch-pershing-Haig-Petain1 Photo publiée sur l'Illustration le 17 aout 1918.

Lors de cette réunion décisive Ferdinand FOCH remet à chacun une note qu'il fait lire à haute voix par WEYGAND. Cette note  guidera les opérations futures et chaque commandant d'une force alliée doit étudier sa faisabilité: Le programme des actions offensives prochaines s'établit ainsi qu'il suit : 

1e - Opérations visant le dégagement des voies ferrées indispensables aux manœuvres ultérieures des armées alliées

a) Dégagement de la voie ferrée Paris-Avricourt, dans la région de la Marne, c'est le résultat minimum à obtenir de l'offensive actuelle

b) Dégagement de la voie ferrée Paris-Amiens, par une action combinée des armées britanniques et françaises

c) Dégagement de la voie ferrée Paris-Avricourt, dans la région de Commercy, par la réduction du saillant de Saint-Mihiel, opération à préparer sans retard et à entreprendre par les armées américaines, dès qu'elles disposeront des moyens nécessaires.

Opérations visant à dégager la région des mines du Nord et à écarter définitivement l'ennemi de la région de Dunkerque et de Calais. Ces opérations comportent deux attaques, pouvant être exécutées séparément ou en conjugaison l'une avec l'autre.

3e Ces actions sont à mener à court intervalle, de façon à troubler l'ennemi dans le jeu de ses réserves et à ne pas lui laisser le temps de refaire ses unités. Elles sont à doter puissamment de tous les moyens nécessaires de façon à réussir à coup sûr. Elles doivent réaliser, enfin, à tout prix, la surprise. Les récentes opérations montrent que c'est là une condition indispensable du succès.

4e Il y a lieu de prévoir, dès maintenant, pour la fin de l'été ou pour l'automne, une offensive d'importance, de nature à augmenter nos avantages et à ne pas laisser de répit à l'ennemi.

5e  Il faut enfin prévoir qu'au cours de ces opérations, l'ennemi, pour échapper à l'étreinte ou pour ménager ses effectifs, peut être amené à exécuter des replis successifs sur des lignes plus courtes préparées à l'avance. Ces manœuvres ne doivent pas surprendre les armées alliées qui doivent déterminer les replis possibles par l'étude du tracé des organisations arrières de l'ennemi. De surveiller l'ennemi pour saisir tous les indices de repli et d'avoir préparé toutes les actions nécessaires pour qu'il ne puisse pas exécuter ces manœuvres à loisir. (texte réduit contenant l'essentiel de la note)

Le 26 juillet FOCH rencontre le marshal Douglas HAIG à Sarcus pour préparer la nouvelle offensive à l'ouest en présence des généraux Rawlinson et Debeney.  L'attaque partirait du front Somme-Hargicourt avec la 4e armée britannique forte de douze divisions d'infanterie et 3 divisions de cavalerie, se portant en direction de Chaulnes. La lre armée française, forte de quatre à six divisions, progressant en direction de Roye. (l'offensive sera déclenchée le 8 aout)

Le 1er aout, la 10e armée se porte à l'attaque au nord de l'Ourcq. Les 25e, 41e, 68e divisions françaises et la 34e division anglaise, appuyées par des unités de chars, s'élançaient à l'assaut des hauteurs de Grand-Rozoy. Malgré une âpre résistance de l'ennemi, elles enlevaient de haute lutte la position allemande et elles s'y maintenaient en dépit de nombreuses et puissantes contre-attaques. Cette action décisive contraignait les Allemands à un nouveau repli. Le 2 aout les 10e, 6e et 5e armées atteignaient les plateaux au sud de la Vesle. Soissons était réoccupé. Le 3, la progression continuait. Nos troupes, venant border la rive gauche de la Vesle, reprenaient contact avec l'ennemi et poussaient même sur certains points quelques éléments au nord de la rivière. 

Étape importante vers la victoire: des divisions américaines, britanniques, italiennes et françaises y avaient participé. Résultats: 30 000 prisonniers, 600 canons, 200 minenwerfer, 3 000 mitrailleuses capturés, la voie ferrée Paris-Châlons rétablie, la menace contre Paris supprimée. Le moral de l'armée allemande était atteint, celui des Alliés grandi. Le 3 aout Foch est à Sarcus où il rencontre les britanniques: Marshal Haig.

Foch-et-Clemenceau

4 aout: Conférence: Général FOCH avec Georges CLÉMENCEAU, son ministre de l'Armement Louis LOUCHEUR et le Général PÉTAIN. Les mêmes qu'un mois plus tôt. Foch demande à Pétain d'avoir terminé ses préparatifs de l'attaque franco-américaine sur la Woevre à la fin du mois. Le lendemain Clémenceau proposera au Président de la République d'élever FOCH à la dignité de Maréchal de France. Le décret est signé le 6 aout et parait le 7 aout au Journal Officiel de la République.

Le 6 aout, Foch va retrouver le général Pershing à Chaumont au QG américain.

Charles-duvent-Chateau-Bombon-1918

7 aout: Le peintre Charles DUVENT vient à Bombon et réalise trois aquarelles. L'une montrant Ferdinand Foch seul dans son bureau du Grand quartier général Allié, debout devant les cartes affichées au mur positionnant les situations des différentes armées alliées et ennemies. Les deux autres aquarelles montrent l'extérieur du chateau de Bombon. (voir ci-contre) On remarquera sur le côté droit une petite construction arrondie. Il s'agit de la chapelle du château. C'est dans sa proximité, devant le château et sur la pelouse qu'eut lieu la cérémonie de remise du bâton de Maréchal. Les photos ont été prises de façon à ce que le château n'y figure pas. Il aurait pu être reconnu par les services de renseignement de l'ennemi. 

Le lendemain Foch est à Sarcus: nouvelle conférence Franco-Britannique: Maréchaux Foch et Haig et le général Fayolle.

Le surlendemain, toujours à Sarcus Foch rencontre Pershing et Pétain. Ils décident de constituer la première armée américaine vers la Meuse, proche du lieu de sa première future bataille.

Du 8 au 11 aout a lieu l'offensive conjointe de la 4e armée britannique (Rawlison) et de la 1ere armée française (Debeney) qui fait reculer significativement les allemands.

Audience de sa majesté le roi George V dans l'après midi du 12 aout à Flixécourt, au QG de la 4e armée britannique avec Maréchal FOCH, Marshal Douglas HAIG, général Rawlison, général Philippe PÉTAIN et les généraux français Fayolle et Debeney.. Accord complet des britanniques sur la poursuite de l'offensive comme Foch l'a conçue.

Elle est cependant suspendue et modifiée en raison de la résistance de l'ennemi sur sa ligne de repli. La poursuite est programmée pour le 20 aout: Vallée de l'Aisne jusqu'à la Scarpe. C'est ce qu'atteint la 10e armée française le 23 aout. La 3e armée britannique du général Bying partie le 21 arrive le 25 aux portes de Bapaume. Le 22 aout Foch fait le point avec Haig à Mouchy-le-Chatel.

23 aout: BATON DE MARÉCHAL REMIS À FERDINAND FOCH en présence de Président Raymond POINCARRÉ, Georges CLÉMENCEAU, les ministres LEYGUES et LOUCHEUR, les généraux DUPARGE et MORDACQ, le Colonel HERBILLON et le Commandant CHALLE venus à Bombon depuis Paris. Présents aussi les Généraux PÉTAIN, GOURAUD et WEYGAND. Raymond Poincaré dans ses mémoires précise aussi que les Bombonais l'ont accueilli: "Lorsque nous arrivons au poste de commandement du maréchal Foch, au château de Bombon, en Seine-et-Marne, nous sommes accueillis par les vivats des femmes et des enfants.Les autorités sur les photos sont exclusivement des français. Les hautes autorités militaires des pays étrangers alliés seront réunies dans quelques jours, le 2 septembre. 

baton-marechal-foch-23-aout-1918 Cette photo a été choisie pour être diffusée, nous en montrons une autre qui fut provisoirement censurée car elle permettait d'identifier le lieu de la prise d'armes et du défilé militaire.

Foch-Clemenceau-Chateau-23aout-1918

John-Pershing-Black-Jack

24 aout : Le Général PERSHING vient à Bombon exposer au maréchal FOCH les préparatifs dont il avait été chargé le 9 aout à Sarcus. Mais la situation évoluant Foch ira le voir à Ligny en Barrois le 30 aout, lui demandant de prévoir une action sur le Saillant de Saint-Mihiel plus réduite, mais qui prendrait plus d'ampleur ensuite dans une opération franco-américaine sur Mezières. Le général Pershing avait un pied-à-terre à Bombon, dans la maison Sivignon où résidait son chef de mission: le colonel Bentley T Mott.

Le 26 aout la droite de la 1ere armée britannique commandée par le général HORNE enlevait la hauteur de Monchy-le Preux et progressait les 27- 28 aout jusqu'à la ligne fortifiée Drocourt-Quéant, provoquant avec l'appui de la 1er armée française et des 3e et 4e armées britanniques la retraite de l'ennemi derrière la Somme et le canal du Nord. La 4e armée britannique libérait Péronne le 1er septembre. De son côté la 10e armée française atteignait le 2 septembre la grande route de Soissons à Coucy-le-chateau. L'ennemi se repliait vers l'ancienne position Hindenburg de 1914, derrière la rivière Tortille et le Canal du Nord.

General-duc de connaught

2 septembre: Géneral Duc de CONNAUGHT, Marshall HAIG, ... Le Duc de Connaught appartenait à la famille royale de Grande Bretagne. Il était le 3e fils de la reine Victoria. Il représentait le roi GEORGE V son frère et était particulièrement qualifié car c'était un militaire de carrière qui avait été gouverneur du Canada. Les britanniques étaient représentés à Bombon par le Général Du Cane et disposaient du château de Bréau où ils pouvaient organiser leurs réunions internes. Les armées britanniques sont chargées de prendre la ligne Hindenburg et pour cela viser vers le 18 septembre dans une premiere étape de s'en rapprocher.

John-Pershing-Black-Jack

14h: Général PERSHING, General PÉTAINAu cours de cette réunion, le général Pershing admettait que l'opération de Saint-Mihiel et l'offensive sur Mézières n'étaient nullement exclusives l'une de l'autre, pourvu qu'elles se succédassent rapidement et qu'elles fussent pour cela combinées dans le temps. Dans ces conditions, il était décidé que 1° L'attaque de Saint-Mihiel, limitée à l'obtention de la ligne Vigneulles, Thiaucourt, Régnéville, serait préparée pour être déclenchée le 10 septembre, avec huit à dix divisions. 2° L'attaque à l'ouest de la Meuse serait exécutée entre le 20 et le 25 septembre par l'armée américaine (douze à quatorze divisions, sans compter celles à récupérer de l'attaque précédente), entre la rivière et l'Argonne, appuyée à gauche par une attaque de la 4e armée française, le tout sous le haut commandement du général Pétain. Ces décisions firent l'objet d'un protocole remis séance tenante aux deux commandants en chef.

Louis-Loucheur-Ministre-armement-Clemenceau-1918

4 septembre: Conférence: Georges CLÉMENCEAU, Ministre LOUCHEUR, Maréchal FOCH, Général PÉTAIN; C'est la réunion mensuelle régulière destinée à prévoir les munitions, armes et matériels nécessaires aux dates prévues pour les opérations. La réunion permet aussi de programmer les moyens de transport nécessaires à l'acheminement des troupes et du matériel. Compte tenu du train très soutenu que le maréchal Foch exige, les délais sont très courts et s'ils se révélent insuffisants il faut décaler de un ou deux jours une opération.

6 septembre: Général Armendo DIAZ, commandant suprème des armées italiennes. Le colonel Riccardo Calcagno est son représentant à Bombon et réside dans la maison de l'instituteur Decaux. 

Foch_diazLe maréchal FOCH et le général Armendo DIAZ au GQGA de Bombon. Le général Weygand est au second rang.

Le Maréchal Foch félicite le général Diaz pour l'excellent comportement des armées italiennes. Ils échangent aussi sur les unités à déplacer d'un front à l'autre et sur le matériel et armement à mettre à disposition des unités italiennes. 

Albert-1-Roi-des-Belges

Le 9 septembre Foch se déplace à La Panne rencontrer la famille royale belge que Clémenceau avait vu l'avant-veille. La reconquète de la Belgique par une armée tripartite : belgo-brittanico-française. Puis se rend à Cassel avec le général belge Gillain pour en parler avec le Marshal Haig et le général Plumer. 

Le 11 septembre Albert 1er, roi des belges vient au GQGA de Foch à Bombon. Il  demander un ordre de service et un général français pour chef d'Etat-Major de son armée composée de la 4e armée britannique, de l'armée belge et d'une armée française. (voir --> lien ). Le général Degoutte lui est présenté pour être son chef d'Etat-Major. La colonel Merschaert était son représentant permanent à Bombon et occupait au village la maison Besy.

 

Du 19 au 22 septembre le Maréchal Foch qui prépare une action d'envergure sur la ligne Hindenburg fait croire aux renseignements ennemis à une prochaine attaque des armées alliées en Lorraine et dans les Vosges en y effectuant un déplacement et une tournée d'inspection.

Le 23 septembre à Mouchy-le-Chatel: conseil de guerre avec le Maréchal Foch, Marshal Douglas Haig, Général Rawlinson, Généraux Fayolle et Debeney. 

Puis revenu à son quartier-général à Bombon Foch prend plusieurs décisions le : 

- la date de l'attaque franco-américaine entre Suippe et Meuse sera le 26;

- le 27, attaque des 1ere et 3e armées britanniques en direction de Cambrai;

- le 28, attaque du groupe d'armées des Flandres (GAF) entre la mer et la Lys sous le commandement d'Albert 1er, roi des belges;

- le 29, attaque de la 4e armée britannique appuyée par la 1re armée française en direction de Busigny.

Toutes ces attaques seront couronnées de succès obligeant l'ennemi à un retrait de plus en plus important.

aquarelle_portail

Début octobre: L'envoyé spécial de L'Illustration, Gustave Babin, un des historiographes attitrés de la Grande Guerre, était reçu à son tour au château de B., où le maréchal Foch lui accordait une longue audience dont il était autorisé à publier le récit, illustré d'avance par les trois aquarelles de Charles Duvent.

A son article, écrit il y a un mois et demi, notre collaborateur n'a rien changé. Il n'y avait rien à changer. Il ne s'est rien passé depuis, au point de vue militaire, qui n'ait été conforme en tous points aux prévisions du commandant en chef. La victoire est venue inéluctablement, comme il l'attendait : les résultats obtenus en Orient et sur le front italien, les événements intérieurs en Autriche-Hongrie, puis en Allemagne, n'ont fait que brusquer le dénouement.

"Aujourd'hui, on le sait, le maréchal Foch ne réside plus au château de B. et il n'y a plus lieu de faire mystère du nom de cette demeure maintenant historique. Le Berceau de la Victoire ", ce fut le château de Bombon, près de Mormant, en Seine-et-Marne, appartenant au comte de Segonzac." (L'Illustration, 16 novembre 1918)

Vittorio-ORLANDO

3 octobre: Président du conseil ORLANDO, Le maréchal FOCH reçoit à nouveau le Président du conseil de l'Italie. L'armée italienne se prépare à une offensive sur l'armée autrichienne. Foch promet à Orlando le maintien de 3 divisions françaises, 2 britanniques et un régiment américain et du matériel. Vaincus à Vittorio Veneto le 30 octobre, les autrichiens signeront l'armistice le 3 novembre.

Le 4 octobre Réunion à Bombon de Foch avec Clémenceau et Mordacq -

Foch-et-Clemenceau

 Clemenceau reproche à Foch de ne pas avoir obtenu que l'armée italienne se décide à attaquer et qu'il ne commande pas assez Pershing qui ne tient pas ses engagements et dont les arrières de son armée sont en désordre. Clémenceau est de mauvaise humeur car il vient d'apprendre le décès de son gendre. Il va aussi "s'envoyer des fleurs" avec le Président de la République Poincaré en le menaçant de sa démission.

Le 5 Une dépéche de Suisse annonce que l'Allemagne demande l'Armistice sur les bases des 14 points du Président Wilson.

6 octobre Foch apprend que le président Wilson a reçu le 4 octobre des allemands une demande d'armistice. Wilson ne se laisse pas prendre à cette négociation séparée et renvoie les allemands vers Foch. 

1918-General-brigade-Henri_Mordacq

14 octobre: Général Henri MORDACQ, Chef du cabinet militaire de Georges CLÉMENCEAU. Le général Mordacq en l'absence de Clémenceau retenu à Paris, vient à Bombon pour faire le point sur la situation nouvelle et la préparation des conditions de l' armistice. Clemenceau l'a surtout envoyé pour demander à Foch d'être plus ferme avec Pershing. 

Foch-marechal-couleur

18 octobre à 10h15 Le maréchal Foch quitte Bombon en automobile pour Paris. Il établit son nouveau GQGA à Senlis. C'était en même temps plus proche de Versailles où se feraient les négociations interalliées et de Compiègne et Rethondes, lieu envisagé pour la signature de l'Armistice avec l'Allemagne. C'est donc pendant quatre mois et demi que Bombon a été le Berceau de la Victoire.

Ferdinand FOCH "économisait" le site de Bombon pour ne pas trop attirer l'attention sur ce que certains appelèrent le "MONASTÈRE DE BOMBON". Il utilisait les autres sites par lesquels il était passé précédemment notamment Sarcus et Mouchy-le-Chatel. Cela lui permettait de se rapprocher des fronts plus au Nord-ouest et de brouiller les pistes recherchées par l'espionnage ennemi.

General-Weygand-1918

A ce sujet le général Weygand a écrit: "La simplicité était de règle dans l'entourrage du Général Foch. L'état-major de ce chef qui commandait à vingt millions d'hommes, se composait d'une vingtaine d'officiers seulement, auxquels s'ajoutaient quelques agents de liaison des armées alliées. Le train de vie était simple, les voitures peu nombreuses et deux aides de camp suffisaient au général, qui n'avait ni cabinet, ni attaché de presse, ni aucun des hérauts d'armes dont les chefs les moins importants croient devoir s'entourrer de nos jours. Dans le cadre classique du château et du village de Bombon, cette petite équipe menait une vie exaltante, mais monacale; afin que soit protégé le secret des opérations on y recevait peu de visites et personne n'était obligé de faire les couloirs des ministères ou de livrer aux journalistes quelque confidence calculée. Suivant la formule de Foch, chacun était là "à son affaire" et n'avait d'autre objet que de vaincre l'ennemi."

 Un roi des belges, un frère du roi de Grande Bretagne, un président de la République, un futur président de la République, deux chefs de gouvernement: Clémenceau et Orlando, plusieurs ministres, un artiste aquarelliste, un journaliste, un amiral et une douzaine de généraux des armées alliées dont certains eurent un grand avenir. Ils vinrent comme de bonnes fées à Bombon, se pencher au-dessus du Berceau de la Victoire.

29 septembre 2018

BOMBON, BERCEAU DE LA VICTOIRE : 5 JUIN - 18 OCTOBRE 1918

LE VILLAGE DE BOMBON FUT CHOISI PAR FERDINAND FOCH POUR CONDUIRE PLUSIEURS ARMÉES ALLIÉES À LA VICTOIRE 

DEFILE-DE-LA-VICTOIRE-BOMBLED-JUILLET-1919 Canadiens, hindous, australiens, japonais, polonais, roumains, serbes, italiens bersaglieres, italiens alpins, marins anglais, écossais, américains US, belges, grecs, français, sénégalais, malgaches, tirailleurs algèriens, spahis marocains  (illustration par Bombled).

La victoire est partie de la décision le 26 mars 1918 à Doullens des autorités politiques et militaires, françaises et britanniques, de créer un état-major unique et de le confier au Général Ferdinand Foch, assisté du Général Maxime Weygand. C'était une initiative du général Haig. L'unité de commandement inter-alliés, nécessaire à la victoire était née. Mais ce n'était alors qu'un poste de coordination. Le 3 mars à Beauvais fut confié à Foch la stratégie générale et seulement le 14, il obtint le titre de "Général commandant les armées alliées en France".

Par la suite Foch installa son Etat-Major à Beauvais (29 mars), Sarcus (7 avril) où s'associèrent les américains des Etats-Unis, puis brièvement à Mouchy le Châtel (1er juin) et enfin à partir du 5 juin le village de Bombon qui réunissait plusieurs avantages: être assez proche de tous les états-majors : français à Provins (général Pétain), US à Chalons (général Pershing), Britannique à Montreuil (Marechal Haig). Autres avantages de Bombon, sa localisation non loin de la route nationale Paris-Provins sans être trop près de cette route pour des raisons de sécurité militaire,  Bombon disposait de logements dispersés mais proches afin de ne pas trop s'exposer aux risques d'un bombardement par l'aviation allemande.

Le lieu de l'Etat-major appelé GQGA (Grand quartier général des Armées Alliés) est resté secret jusqu'à l'Armistice du 11 novembre 1918. Pour le désigner dans les correspondances entre les différents QG son nom de code était "Bacon". Tous les chefs des armées alliées furent reçus à Bombon par Foch qui lui même se déplaçait souvent auprès des différents QG des armées alliées.

Foch-et-alliés Le Maréchal Foch et de gauche à droite: Marshal Douglas Haig, Albert 1er roi des belges, Général Pétain, Général Pershing, Général Diaz, Général Franchet d'Esperay.

Quand le commandant Bontemps, responsable des différents cantonnements au service du général Foch, vint à Bombon pour rencontrer le maire Anatole Oreste MERCIER afin de prévoir les logements d'une trentaine d'officiers français dans les maisons des habitants et l'installation d'environ 150 sous-officiers et soldats, secrétaires, palefreniers et chauffeurs, il découvrit avec satisfaction que le village disposait de plusieurs vastes bâtiments d'exploitation agricole où il allait pouvoir loger hommes, véhicules et chevaux. 

Mairie-de-Bombon-1909-1 La Mairie et sur le côté l'entrée de l'école communale du temps du maire Anatole Oreste Mercier.

Bombon-Chau-de-Breau

Par ailleurs il y avait un château au hameau de Montjay et un autre chateau à Bréau appartenant à la famille Estignard de Lafaulotte pour la mission militaire britannique commandée par le général John-Philip Du Cane. 

Dans une belle demeure, la maison Sivignon, située derrière la mairie logeait le colonel américain Bentley T. Mott de la mission militaire US; non loin de là, dans la maison de l'instituteur Decaux fut installé la mission militaire italienne avec le colonel Calcagno, de même la maison Besy accueillit le colonel  Menschaert de la mission militaire belge.  Le château le plus proche du village, propriété inoccupée du comte de Segonzac, fut choisi pour le général Foch et ses trois officiers les plus proches: général Weygand, Colonel Desticker, Lt-Colonel Pagezy ainsi que ses ordonnaoces (médecin, maitre d'hotel et secrétaire particulier).  

Charles-Duvent-quartier_général_du_maréchal_Foch-7aout-1918 Le bureau de Foch à Bombon, aquarelle de Charles Devent, peinte le 7 aout 1918, alors que Ferdinand Foch apprenais le jour même, par une lettre de Clémenceau partie de Paris la veille, qu'il était élevé à la dignité de Maréchal de France. 

lettre-de-clemenceau-a-Foch-le-proposant-au-marechalat-6aout-1918 Début et fin de la lettre de G. Clémenceau à son ami le général F. Foch.

 

La remise du Baton de Maréchal par le Président de la République Poincaré eut lieu plus tard, le 23 aout (il fallait permettre à la maison Cartier d'avoir le temps de le confectionner). Contrairement à ce qu'on peut lire ici ou là, il n'y avait que des autorités civiles et militaires françaises ce jour là. Les chefs des armées alliées ( Haig, Pershing, Diaz) ne vinrent à Bombon que le 2 septembre. Les journalistes présents au défilé militaire et à la cérémonie acceptèrent de ne pas publier dans la presse qu'il s'agissait du village de Bombon; secret militaire oblige. 

Les autres officiers de l'état-major de Foch furent logés par les habitants dans leurs maisons; ils demeuraient  dans presque toutes les rues du village: rue de Provins, rue du Toc, Grande rue, derrière l'église, proche de la Mairie, vers le cimetière, etc.. La plus grande partie de la population du village fut impliquée dans cet accueil.

Le village de Bombon fut qualifié dans la presse de "Berceau de la Victoire" juste après l'Armistice. Un article du journaliste Gustave Babin publié le 16 novembre 1918 et rapportant une interview du Maréchal Foch le mentionne le premier.

20 septembre 2018

ACTIVITÉS DE RENTRÉE DU FOYER RURAL DE BOMBON

FRB - SEPTEMBRE - OCTOBRE 2018

Marche nordique - Denis Peyrat - 

Yoga - Alain Raffin - 

Pilates

Foyer-rural-1    

Zumba, Gymnastique, 

Scrapbooking - Aline Saunier - 

Couture créative - Isabelle Faucher - 

 Chorale inter-villages - A. Raffin -

Foyer-rural-1

Foyer-rural-2 

 Bibliothèque. -  Lundi 17 septembre - Françoise DelvauxFoyer-rural-2 

Dimanche 14 octobre - Faites de la science - Stéphane Lansalot - Jean-Louis Audoin président de l'ARB

13 août 2018

UN ROI À BOMBON, IL Y A UN SIÈCLE

  

Albert-1-Roi-des-Belges

 S.M. ALBERT Ier, ROI DES BELGES A ÉTÉ REÇU À BOMBON LE 11 SEPTEMBRE 1918

ALBERT 1er A RENCONTRÉ LE MARÉCHAL FERDINAND FOCH À BOMBON DANS UN BUT BIEN PRÉCIS
Le chef du gouvernement français, Georges CLÉMENCEAU avait rencontré le Roi ALBERT 1er à la front!ère franco-belge le 7 septembre et avait compris que le Roi des belges voulait participer avec son armée à la libération de son pays occupé par l’envahisseur allemand.  CLÉMENCEAU suggéra au Maréchal FOCH de rencontrer ALBERT 1er le plus rapidement possible. Le 9 septembre FOCH se déplace à LaPanne (lieu de résidence du Roi des Belges) et présente au roi un plan créant une force alliée composée de l’armée belge, d’une armée britannique et d’une petite armée française avec pour chef le roi Albert 1er et pour but de libérer la Belgique. Le roi aurait à ses côtés comme chef d’Etat-Major inter-allié, le général français DEGOUTTE. Ce plan stratégique rejoignait les voeux exprimés par le roi des Belges à Georges CLEMENCEAU.

La-Panne_Clemenceau-Albert-1 Clémenceau à La Panne reçu par la famille royale belge au grand complet.

C’est dans ce contexte politico-militaire que deux jours plus tard S.M. ALBERT 1er, roi des Belges, très reconnaissant à FOCH de ce plan, se rendit à BOMBON où il découvrit l’Etat-Major du Maréchal et le lieu où celui-ci avait reçu son bâton de la part du Président POINCARRÉ moins de trois semaines plus tôt, le vendredi 23 aoùt. Sa venue dans le village briard fut gardée secrète jusqu’à l’Armistice, ce qui fait que la plus part des Bombonnais de l’époque n’en surent rien. 
La mission Belge était représentée par le Colonel Menschaert; elle était installée dans la Grande Rue de Bombon ( Maison BESY).
ALBERT 1er n’était pas venu à BOMBON simplement pour rendre par politesse la visite que FOCH lui avait faite l’avant veille. Il voulait obtenir deux choses: d’une part avoir un général français comme chef d’Etat-Major et d’autre part une « lettre de service officielle » lui conférant le commandement du Groupe d’Armées des Flandres. Son nouveau chef d’Etat-Major, le général DEGOUTTE lui fut présenté le jour même à BOMBON. Par ailleurs le général WEYGAND, chef d'Etat-Major de FOCH, rédigea une lettre de service qui n’était pas un ordre, mais un constat, en effet il était impossible selon la constitution belge que FOCH, fusse-t-il Maréchal, puisse donner un ordre au roi. 
" S.M. le roi des Belges a le commandement des forces réunies pour les opérations envisagées dans les Flandres (armée belge, 2e armée britannique, ces armées dans leur organisation actuelle; les forces françaises énumérées dans la note du 9 septembre ). S.M. le Roi aura à sa disposition, pour assurer la direction de ces opérations, le général Degoutte et son Etat-Major"  
Cette lettre fut signée du Maréchal Foch et datée du 11 septembre 1918 à Bombon.
Une copie fut portée le 12 septembre au général Haig par le colonel Desticker, premier officier d'Etat-Major après le général Weygand.
La victoire:
Sous le commandement de S.M. ALBERT 1er, l’offensive libératrice vers la victoire démarre le 28 septembre. L’ennemi surpris et découragé est submergé, les prisonniers se font par milliers. La ville de Dixmude est reprise le 30 septembre, celle de Roulers le 14 octobre... 

Armée-Belge-Roi-Albert-1-28sept-1918 

L'attaque menée le 28 septembre par le groupe d'armées des Flandres, sous les ordres de S.M. le roi des Belges, nous avait donné, en 48 heures, toute la côte des Flandres. Elle a été suivie depuis lors par une série d'actions de détail qui ont eu pour but d'en dégager les abords et de nous asseoir sur le terrain conquis. ces opérations ont permis de gagner 24 kilomètres en profondeur sur un front de 40 kilometres et de prendre à l'ennemi 10 500 prisonniers, 350 canons, 200 mortiers et 600 mitrailleuses.

Albert-1-Roulers-27àctobre-1918  

Le carrefour des routes d'Ypres à Roulers. Le groupe des armées des Flandres (GAF) aux ordres de S.M. le Roi des belges, attaqua le 14 octobre à 5 h35 du matin, dans le secteur compris entre Costemarck et la Lys. Le soir, la 2e armée britannique avait progressé de 7 kilimètres en direction de Courtrai; l'armée Belge avait progressé de 8 kilometres en direction d'Ingelmunster et de Thourour; quand à l'armée française, elle avait pris Roulers que les Allemands avaient incendié et miné. Le nombre des prisonniers dépassait 8OOO.

Viennent le tour d'Ostende et Bruges les 17 et 19...  le 22 octobre ses majestés, le roi Albert 1er et la reine Elisabeth rentrent triomphalement à Bruxelles. Le 9 novembre, avant la signature de l’Armistice, Albert 1er et le Président Poincarré sont acclamés à Bruges.

Albert-1-Poincarré-Bruges

Albert 1er avait rempli sa mission définie dans la « lettre de service » rédigée par Maxime Weygand et signée de Ferdinand Foch un certain mercredi 11 septembre à Bombon, village briard. L'occupant était vaincu et chassé, la Belgique était libérée.
Dix mois plus tard, le Maréchal Foch fut invité par Albert 1er, roi des Belges, pour les fêtes de la Victoire à Bruxelles le 21 juillet 1919. 

Foch-Albert-Bruxelles-fete-victoire--juillet-1919  Entre les Belges et les 

Bombonnais, il y a  le souvenir de ce 11 septembre 1918, sur le chemin de la Victoire. 

Document: Carte postale conservée par Paul Constans, caporal de l'armée Belge, fier de son roi.

Constans-Paul-albert-1-1

Article composé à partir de documents de la presse belge et française.


05 avril 2018

SOLDATS DE BOMBON MORTS EN 1918

TROIS SOLDATS DE BOMBON SONT MORTS POUR LA FRANCE EN 1918

DEUX SEULEMENT ONT LEUR NOM SUR LE MONUMENT AUX MORTS de la Grande Place de Bombon: Raymond PORCHEREAU et Louis BOURGEOIS

Raoul LEMOINE n'y figure pas bien que sa tombe et sa photo se trouvent au cimetière de Bombon et qu'il fut déclaré "Mort pour la France" disparu en mer le 16 aout 1918

Raymond ( Eugène) PORCHEREAU né le 5 septembre 1895, Sergent au 4e Rgt d'Infanterie, mort pour la France, tué à l'ennemi le 25 mars 1918, au hameau de Ribecourt, commune de Crisolles (Oise). Les Porchereau étaient  une famille de maçons qui habitait au 38 rue Grande et entreposait son matériel de chantiers au 48 de la même rue. 

Raymond-Porchereau

Raoul,(Marius, Bernard) LEMOINE, né 19 octobre 1896, était soldat de 2e classe au 173e Régiment d'Infanterie, n° matricule au corps: 12250, n° 49 de sa classe (1916) au recrutement de Melun. Il est "mort pour la France" le 16 aout 1918, disparu en mer à la suite du naufrage du navire qui le transportait.  "Le Balkan" fut torpillé par le sous-marin allemand UB48 au large de Calvi (Corse). Trois cents soldats étaient sur ce bâteau. 

Raoul-Lemoine-1896-1918

Louis (Alfred) BOURGEOIS né le 19 janvier 1897 à Bombon, Soldat au 49e Régiment d'Infanterie, mort pour la France le 17 octobre 1918, tué à l'ennemi à Barenton (Aisne), titulaire de la Médaille militaire et de la Croix de Guerre. Plusieurs familles Bourgeois habitaient Bombon, pricipalement des artisans et commerçants. La famille avait une maison au 1 rue de Mormant et fit l'acquisition de la première batteuse du village. (tombe et plaque-photo au cimetière de Bombon). 

Louis-Bourgeois-1918 

Avec ces trois héros de Bombon nous terminons la liste de ceux qui sont morts pour la France au cours de la Grande guerre. Cependant il y eut d'autres morts qui périrent des suites de leurs blessures après l'Armistice signé par le Général Foch le onze novembre. La commune de Bombon paya un tribut énorme à la guerre, bien plus important que ce que son monument aux morts laisse penser.

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21 novembre 2017

UN HÉROS OUBLIÉ - ALEXANDRE DURIOT

ALEXANDRE DURIOT S'ÉTAIT MARIÉ À CLÉMENCE BEIRENS, UNE BOMBONNAISE 

Il est Mort pour la France, tué à l'ennemi le 14 octobre 1914 à Hébuterne dans le Pas de Calais 

Il avait 32 ans et n'était marié à Clémence que depuis 5 ans et demi. Ils s'étaient unis à la mairie de Bombon le 29 avril 1909.

mplf-1914-Alexandre-Duriot-Bombon

mplf-Duriot-Alexandre-14-10-14

Bizarement le décès d'Alexandre a été signalé à la commune de Mortcerf, c'était probablement là que vivait Clémence au début de la mobilisation d'Alexandre, chez ses employeurs ou sa belle famille. En effet, Alexandre est né à Châtillon Laborde et Clémence BEIRENS à BOMBON le 17 septembre 1880.

Devenue veuve, elle est revenue à Bombon où elle a finit ses jours en 1968.

La tombe d'Alexandre et Clémence se trouve dans le cimetière de Bombon et elle est toujours fleurie.

Clémence obtint une pension de veuve de guerre, comme confirmé par le Journal Officiel un an plus tard. 

Clemence Duriot-pension-1915

Alexandre DURIOT avait été incorporé au 146e Régiment d'Infanterie. Il était dans le même régiment que deux autres Bombonais qui ont été tués avant lui. Jules CHERTEMPS le 6 septembre au Bois d'Einville et Paul LABICHE le 25 septembre à Fouquescourt. Le 146e fut cité à l'ordre de l'Armée le 29 septembre pour avoir fait reculer l'ennemi. Alexandre DURIOT allait survivre seulement de quelques jours aux autres Bombonnais dont les noms sont gravés sur le monument aux morts du village. Mais le nom d'Alexandre n'y figure pas.

L'historien du 146e RI nous avait décrit la progression et les hauts faits du régiment jusqu'au 29 septembre à Fouquescourt à propos de Jules Chertemps et Paul Labiche. (cliquer sur leurs noms pour retrouver le récit)

moulin-hebuterne-1914

Le commandant David avait rejoint le régiment le 25 septembre pour en prendre le commandement après la mort glorieuse du chef de corps le Lt-colonel Pierre de Mazis.

Le 29 septembre, le 20e corps est cité à l’ordre de l’armée. Il a déjà prouvé qu’il est composé de troupes d’élite.
Le 29 au soir, le régiment, relevé par les troupes du 13e C.A., fait mouvement vers le nord et cantonne le 30 à Etinehem, sur la Somme. Il est en réserve et dans cette position il exécute divers déplacements en arrière du front. Vers l’avant, la bataille ne s’apaise pas.

Le 3 octobre, le mouvement vers le nord continue en auto. Le régiment s’embarque à Morlancourt, où il était cantonné, et débarque à Mailly-Maillet, d’où, le 4 au matin, il se rend à Colincamps.

Hébertune (4 octobre – 1er novembre) – Ce même jour, il rentre à nouveau sur le champ de bataille. A midi, départ pour consolider une partie du front, occupée par des régiments territoriaux. Le régiment s’établit sur le front "Ferme de Lassigny – Hébertune". Les bombardements sont fréquents et intenses, l’ennemi agressif. Le 6, à 2h30, alerte. Le tumulte d’une vive fusillade s’élève vers la droite. C’est Gomecourt qui vient d’être repris par les Allemands. Puis c’est Hébertune qu’ils attaquent, mais là il sont tenus en respect par le 146e, dans un combat qui dure toute la matinée. Devant cette résistance inébranlable, ils se retranchent devant le village et se bornent l’après-midi à un furieux bombardement. Le 7, le bombardement sur nos positions reprend plus violent et une attaque se dessine sur Hébertune. Notre artillerie répond énergiquement. L’ennemi renonce à" attaquer.

Hebuterne-chateau-1914 Le chef de bataillon David (Elisée), nommé lieutenant-colonel, conserve le commandement du régiment. Un renfort de 400 hommes, qui porte l’effectif du régiment à 1770 hommes environ, mérite une mention spéciale : il comprend le soldat ROYAL, ancien lieutenant-colonel, qui a repris du service et devient bientôt dans tout le régiment une notoriété respectée. Il y a également le lieutenant LECOMTE, blessé au 146e au début de la guerre et qui ramène son fils âgé de seize ans, qu’il a réussi à faire engager.

Un nouveau renfort de 500 hommes arrive quelques jours après du 6e R.I .T., suivi le lendemain d’un renfort de 400 hommes. Le 13, le régiment compte 2671 hommes.

Il occupe Hébertune, qu’il organise fortement avec les 2e et 3e bataillons. Le 1er bataillon est détaché vers la gauche. Le 12 octobre, ce bataillon participe à l’attaque de Hannescamps. Malgré des pertes élevées, il progresse notablement. Un peloton de la 3e parvient à s’établir à 400 mètres de la lisière. Le 14, Hannescamps, évacué par l’ennemi, est occupé par le bataillon. En vain, l’ennemi tente un nouvel effort le soir, à 20 heures, pour nous disputer ce point d’appui. Son attaque dirigée sur le front Est est repoussée. C'est pour enrayer cette offensive de l'ennemi avec le 146e RI qu'Alexandre Duriot succombera.

Encore une veuve et une famille de Bombon endeuillées en 1914 qui s'ajoute dans nos coeurs et notre reconnaissance à celles dont les glorieux maris ont leurs noms gravés sur le monument aux morts ! Ne laissons-pas l'oubli s'adjuger indûment la victoire...

30 août 2017

LA RENTRÉE DU FOYER RURAL DE BOMBON - FRB

LES ACTIVITÉS DE LA RENTRÉE DANS L'ORDRE CHRONOLOGIQUE :

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COURS DE PILATES DE 20H15 À 21H15 - Deux séances de découvertes les mardis 5 et 12 septembre - salle polyvalente

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ! VENDREDI 8 SEPTEMBRE À 20h00, SALLE POLYVALENTE

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FÊTE DE LA SCIENCE PRÉPA-RATION SAMEDI 9 SEPT-EMBRE À 17h00 - Salle B  XXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

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MARCHEXNORDIQUE - DIMANCHES 10 SEPTEMBRE (& 17 septembre) À 9H30 - PARKING DE LA MAIRIE DE BOMBON

COURS DE YOGA - LUNDI 18 SEPTEMBRE de 18H15 À 19H45 ( 1er cours d'essai gratuit) salle polyvalente

COURS DE ZUMBA ET GYMNASTIQUE : MERCREDI 20 SEPTEMBRE de 20h à 21h - salle polyvalente

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CHORALE INTER-VILLAGES (Alternativement à BLANDY et CHAUMES) le jeudi soir de 20h00 à 21h30

 

LA FÊTE DE LA SCIENCE AURA LIEU LE DIMANCHE 15 OCTOBRE à partir de 14h00

Ces activités sont réalisées avec le concours de Jean-Philippe Hanneton, Bernadette Tillette, Alain Raffin, Delphine Pulpitel,...

 

 

 

04 juin 2017

BORDES CHALONGES: PIQUE-NIQUE ET ACTIVITÉS PHYSIQUES

MARCHE NORDIQUE, GYMNASTIQUE, STRETCHING,...

Bombon-11juin2017

Bombon-11juin RENSEIGNEMENTS: : DENIS PEYRAT & BERNADETTE TILLETTE

 

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18 mai 2017

FÊTE COMMUNALE, FËTE DU BOMBON ET JOURNÉE DES PEINTRES, MAI-JUIN 2017

Fête communale les 27-28-29 mai et pour la journée des peintres du chateau de Monntjay le 3 juin, s'inscrire dès le 22 mai.

Bombon-mai-2017-01

Bombon-mai-2017-02 

 

Pineeaux-BOMBON-6

Montjay-BOMBON-6

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