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 S.M. ALBERT Ier, ROI DES BELGES A ÉTÉ REÇU À BOMBON LE 11 SEPTEMBRE 1918

ALBERT 1er A RENCONTRÉ LE MARÉCHAL FERDINAND FOCH À BOMBON DANS UN BUT BIEN PRÉCIS
Le chef du gouvernement français, Georges CLÉMENCEAU avait rencontré le Roi ALBERT 1er à la front!ère franco-belge le 7 septembre et avait compris que le Roi des belges voulait participer avec son armée à la libération de son pays occupé par l’envahisseur allemand.  CLÉMENCEAU suggéra au Maréchal FOCH de rencontrer ALBERT 1er le plus rapidement possible. Le 9 septembre FOCH se déplace à LaPanne (lieu de résidence du Roi des Belges) et présente au roi un plan créant une force alliée composée de l’armée belge, d’une armée britannique et d’une petite armée française avec pour chef le roi Albert 1er et pour but de libérer la Belgique. Le roi aurait à ses côtés comme chef d’Etat-Major inter-allié, le général français DEGOUTTE. Ce plan stratégique rejoignait les voeux exprimés par le roi des Belges à Georges CLEMENCEAU.

La-Panne_Clemenceau-Albert-1 Clémenceau à La Panne reçu par la famille royale belge au grand complet.

C’est dans ce contexte politico-militaire que deux jours plus tard S.M. ALBERT 1er, roi des Belges, très reconnaissant à FOCH de ce plan, se rendit à BOMBON où il découvrit l’Etat-Major du Maréchal et le lieu où celui-ci avait reçu son bâton de la part du Président POINCARRÉ moins de trois semaines plus tôt, le vendredi 23 aoùt. Sa venue dans le village briard fut gardée secrète jusqu’à l’Armistice, ce qui fait que la plus part des Bombonnais de l’époque n’en surent rien. 
La mission Belge était représentée par le Colonel Menschaert; elle était installée dans la Grande Rue de Bombon ( Maison BESY).
ALBERT 1er n’était pas venu à BOMBON simplement pour rendre par politesse la visite que FOCH lui avait faite l’avant veille. Il voulait obtenir deux choses: d’une part avoir un général français comme chef d’Etat-Major et d’autre part une « lettre de service officielle » lui conférant le commandement du Groupe d’Armées des Flandres. Son nouveau chef d’Etat-Major, le général DEGOUTTE lui fut présenté le jour même à BOMBON. Par ailleurs le général WEYGAND, chef d'Etat-Major de FOCH, rédigea une lettre de service qui n’était pas un ordre, mais un constat, en effet il était impossible selon la constitution belge que FOCH, fusse-t-il Maréchal, puisse donner un ordre au roi. 
" S.M. le roi des Belges a le commandement des forces réunies pour les opérations envisagées dans les Flandres (armée belge, 2e armée britannique, ces armées dans leur organisation actuelle; les forces françaises énumérées dans la note du 9 septembre ). S.M. le Roi aura à sa disposition, pour assurer la direction de ces opérations, le général Degoutte et son Etat-Major"  
Cette lettre fut signée du Maréchal Foch et datée du 11 septembre 1918 à Bombon.
Une copie fut portée le 12 septembre au général Haig par le colonel Desticker, premier officier d'Etat-Major après le général Weygand.
La victoire:
Sous le commandement de S.M. ALBERT 1er, l’offensive libératrice vers la victoire démarre le 28 septembre. L’ennemi surpris et découragé est submergé, les prisonniers se font par milliers. La ville de Dixmude est reprise le 30 septembre, celle de Roulers le 14 octobre... 

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L'attaque menée le 28 septembre par le groupe d'armées des Flandres, sous les ordres de S.M. le roi des Belges, nous avait donné, en 48 heures, toute la côte des Flandres. Elle a été suivie depuis lors par une série d'actions de détail qui ont eu pour but d'en dégager les abords et de nous asseoir sur le terrain conquis. ces opérations ont permis de gagner 24 kilomètres en profondeur sur un front de 40 kilometres et de prendre à l'ennemi 10 500 prisonniers, 350 canons, 200 mortiers et 600 mitrailleuses.

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Le carrefour des routes d'Ypres à Roulers. Le groupe des armées des Flandres (GAF) aux ordres de S.M. le Roi des belges, attaqua le 14 octobre à 5 h35 du matin, dans le secteur compris entre Costemarck et la Lys. Le soir, la 2e armée britannique avait progressé de 7 kilimètres en direction de Courtrai; l'armée Belge avait progressé de 8 kilometres en direction d'Ingelmunster et de Thourour; quand à l'armée française, elle avait pris Roulers que les Allemands avaient incendié et miné. Le nombre des prisonniers dépassait 8OOO.

Viennent le tour d'Ostende et Bruges les 17 et 19...  le 22 octobre ses majestés, le roi Albert 1er et la reine Elisabeth rentrent triomphalement à Bruxelles. Le 9 novembre, avant la signature de l’Armistice, Albert 1er et le Président Poincarré sont acclamés à Bruges.

Albert-1-Poincarré-Bruges

Albert 1er avait rempli sa mission définie dans la « lettre de service » rédigée par Maxime Weygand et signée de Ferdinand Foch un certain mercredi 11 septembre à Bombon, village briard. L'occupant était vaincu et chassé, la Belgique était libérée.
Dix mois plus tard, le Maréchal Foch fut invité par Albert 1er, roi des Belges, pour les fêtes de la Victoire à Bruxelles le 21 juillet 1919. 

Foch-Albert-Bruxelles-fete-victoire--juillet-1919  Entre les Belges et les 

Bombonnais, il y a  le souvenir de ce 11 septembre 1918, sur le chemin de la Victoire. 

Document: Carte postale conservée par Paul Constans, caporal de l'armée Belge, fier de son roi.

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Article composé à partir de documents de la presse belge et française.